Bord du canal Saint-Martin Paris 10e, terrasse de mai, premier amant de 30 ans alors que j'en ai 42 — l'asymétrie m'a surprise
Paris 10e, terrasse au bord du canal Saint-Martin, jeudi soir mai, premier vrai rendez-vous physique avec un homme de 30 ans rencontré sur une appli, alors que j'en ai 42, écart de douze ans qui sur le papier ne me posait pas de problème et qui en vrai m'a obligée à ajuster pas mal de choses dans la rencontre. Couple ouvert depuis deux ans, mon mari a 44 ans, jusqu'ici mes partenaires extérieurs étaient toujours entre 38 et 50 ans. Là j'ai voulu tester autre chose. Il était beau, attentif, vraiment bien élevé. La conversation a tenu pendant tout le dîner sans effort, on a parlé livres voyages musique. Mais à un moment j'ai senti une asymétrie de référents culturels que j'avais pas anticipée. Des choses qu'il connaissait pas (films, chansons, événements politiques d'avant 2010 que pour moi c'est hier). Et des choses que moi je connaissais pas (artistes TikTok, codes générationnels). On a ri en se le disant. Au lit après c'était bien, vraiment bien, énergie différente de ce que j'ai d'habitude avec des hommes de mon âge, plus rapide plus intense moins de palabres. Mais la question qui me trotte ce matin c'est pas le sexe. C'est l'asymétrie culturelle, à terme dans une relation suivie même non-sérieuse, qu'est-ce que ça crée. Vous qui voyez des partenaires plus jeunes régulièrement, ça vous a posé question ou c'est juste enrichissant.