Cinq jours sur l'Île de Ré début septembre avec mon copain, on a fait 60km de vélo en deux jours et on s'est jamais autant désiré, vous expliquez ce phénomène
Je raconte parce que je veux comprendre. On est partis cinq jours sur l'Île de Ré début septembre, mon copain et moi, 34 ans tous les deux, ensemble depuis quatre ans, vie parisienne assez prenante avec des semaines de 60 heures. On loue chaque année cinq jours sur l'île en mi-saison. Cette année on a poussé sur le vélo. Jour 1, La Flotte-Saint-Martin-Loix, on a fait peut-être 25 km en aller-retour. Jour 2, on a fait le tour de la pointe ouest, le phare des Baleines, Ars-en-Ré, retour par les marais salants, 35 km. On a mangé une tarte aux pruneaux à 16h dans un boui-boui à Loix, on a bu un picon-bière à Ars, on a roulé dans le vent à plat sur des kilomètres. Et le truc bizarre c'est qu'à chaque soir, on s'est jeté dessus comme des ados. Pas du sexe doux à deux dans une jolie location, du sexe affamé, instinctif, presque animal. Lui me regardait pendant le dîner d'une façon qu'il avait plus depuis longtemps. Moi je le voulais avant même qu'on soit rentrés à la maison. Et là on est rentrés à Paris depuis trois jours, et c'est déjà retombé. On bosse, on se croise le soir, on est gentils mais pas pareils. Comment vous expliquez ce phénomène. Vous l'avez vécu sur d'autres îles, ou en montagne, ou ailleurs. Vous avez réussi à transposer cette énergie à Paris ou bien c'est forcément lié au cadre.