Deux semaines de mission audit à Canary Wharf, j'ai croisé deux couples britanniques sur les soirées Killing Kittens, retour très étrange
Du 4 au 18 novembre, mission d'audit pour mon cabinet chez un client banque d'investissement à Canary Wharf, hôtel Hilton à dix minutes à pied du bureau, jours longs 9h-21h en moyenne. Femme 39 ans, française, deux enfants restés à Paris avec mon mari qui sait que je libertine en déplacement mais qu'on ne fait pas ensemble. Au bout de la première semaine j'étais cuite, j'ai voulu prendre l'air autrement que par un dîner solo. J'avais entendu parler de Killing Kittens, le réseau de soirées privées londoniennes lancé il y a une vingtaine d'années par une ancienne d'Oxford, principe membres seulement, candidature, soirées dans des hôtels particuliers, ambiance haut de gamme, masques vénitiens obligatoires pour les femmes. Je m'étais inscrite des mois avant sans jamais participer. J'ai vu qu'il y avait une soirée le samedi de la première semaine dans une maison à South Kensington, j'ai confirmé. Soirée surréaliste. 70 personnes, 60% de couples, beaucoup d'anglais purs souche, accents très éduqués, deux ou trois Américains en escale, et moi seule Française manifestement. J'ai discuté avec deux couples britanniques, le premier un couple la quarantaine de Londres centre, lui consultant chez McKinsey elle directrice marketing dans une fintech, ils m'ont parlé pendant une heure avec une politesse glaçante avant de dire qu'ils ne jouaient pas avec des femmes seules ce soir-là sans qu'aucun signal ne le laisse présager. Le deuxième couple plus âgé fin quarantaine, lui chirurgien plastique elle juriste, beaucoup plus direct, on a échangé un baiser à trois sur un canapé puis ils ont disparu dans une chambre sans m'inclure. Je suis rentrée à l'hôtel à 2h vexée et confuse. La culture libertine britannique me semble très codée et impénétrable depuis l'extérieur. Vous avez des retours sur la scène londonienne en mission longue. C'est moi qui ai mal lu ou c'est vraiment un milieu fermé aux étrangers même francophones.