Dimanche 9h, promenade du chien au parc Borély, je croise une voisine qui était à notre soirée la veille avec son chien aussi
Marseille, parc Borély, dimanche matin 9h05. Je sors Goyave, mon shiba inu, comme tous les dimanches après le café. J'ai 37 ans, j'ai mal dormi, j'ai mes cernes du samedi soir et j'ai oublié de me coiffer parce que je pensais croiser personne. Mon mari est resté au lit avec Léa et Vincent qui ont dormi à la maison après notre soirée. Au bout de l'allée des Tilleuls, je vois venir vers moi une femme avec un berger australien. Et je reconnais le berger australien avant la femme. C'est Cookie, le chien d'Aurélie, qui habite à deux rues de chez moi, qu'on a rencontrée il y a quatre mois sur un site libertin, et avec qui on a passé la soirée du samedi soir d'avant, donc il y a une semaine. On s'est croisées trois fois dans le quartier en huit jours. Au Carrefour, à la boulangerie, et là au parc. Chaque fois c'est gênant parce qu'on est pas dans une logique amitié, on est dans une logique de partenaires libertins qui habitent trop près. Aurélie est sympa, son mari aussi, mais on a un truc tacite, on se croise on se dit bonjour vite et on passe. Sauf que là, parc, dimanche matin, chiens qui se reconnaissent. Goyave et Cookie ont joué pendant douze minutes, donc on a été obligées de discuter pendant douze minutes. Et c'était hyper bizarre parce qu'on est passées du registre poli-distant à un registre presque amical, parce qu'on était entourées de gens normaux qui promenaient leurs chiens. Comment vous gérez la proximité géographique avec des partenaires libertins. Nous on commence à se demander si c'était une bonne idée d'accepter un couple aussi proche.