Mon mari rentre du Luxembourg à 19h, on a deux heures avant de devoir partir au club, voilà comment on tient
Le rythme nous tue progressivement et je vais le dire d'entrée. On habite Thionville, mon mari fait le frontalier vers Luxembourg-ville depuis huit ans, départ 6h30 retour 19h30, et on essaye de maintenir une vie libertine active sur Metz et Nancy malgré ce planning monstrueux. J'ai 40 ans, lui 42, on a commencé le libertinage il y a six ans, et la fatigue commence à entamer la fréquence et l'envie. Le truc c'est que la scène lorraine a une particularité bizarre liée justement au frontaliers. Les clubs se sont adaptés et ouvrent plus tard, jusqu'à 5h-6h du matin certains week-ends, parce que la clientèle thionvilloise et messine arrive tard après leur semaine épuisante. Mais ça veut aussi dire qu'on doit tenir tard pour que ça en vaille la peine, et le dimanche on est cadavres. Je raconte. Hier soir samedi typique. Lui rentre à 19h45 retard sur les autoroutes habituelles. Douche, on enchaîne sur un dîner rapide, on s'habille pour le club, on part vers 22h, 35 minutes de route sur Metz, on rentre au club à 22h45. Le truc démarre vraiment à minuit. À 2h on est en train de discuter avec un couple de Sarrebourg, à 3h on monte avec eux, à 5h on est dans la voiture, 6h dans le lit. Dimanche on émerge à 14h ruinés. Vous gérez comment vous les rythmes du libertinage quand un des deux est frontalier épuisé. Et est-ce qu'il y a des couples lorrains qui ont basculé sur format week-end complet en hôtel à Luxembourg-ville plutôt que clubs locaux, parce que le Luxembourg a apparemment une scène très différente. On envisage de changer de format mais on sait pas par où commencer.