Papeete, motu privé loué pour le week-end, sept couples — comment vous tracez la ligne entre naturisme convivial polynésien et libertinage assumé
Papeete, vendredi 16h, départ en taxi-boat pour un motu privé loué tout le week-end. Sept couples, 14 personnes, 2 jours et 2 nuits sur un îlot avec un fare commun et trois bungalows séparés. L'eau du lagon à 28 degrés, le bruit de la barrière de corail qui casse les vagues 200 mètres plus loin, et toute cette eau translucide jusqu'au fond. Couple métropolitain expatrié à Tahiti depuis quatre ans, lui dans le tourisme, moi prof de yoga. 39 et 36 ans. Cercle d'amis local de sept couples, mélange de métros expats et de Polynésiens. Tradition culturelle locale du naturisme convivial sur les motu, on s'est habitués vite. Mais le glissement vers le libertinage on l'a pas vraiment vu venir et là on est avant le week-end et on sait pas comment on doit se positionner. Le contexte. Premier weekend motu il y a six mois, naturisme évident, tout le monde nu sur la plage et dans l'eau, aucun geste, ambiance saine. Deuxième weekend il y a trois mois, deux couples se sont isolés discrètement dans un bungalow le samedi soir, retour au groupe pour le petit-déjeuner sans rien dire. Troisième weekend. Voilà c'est ce week-end et on sait pas si. Question : est-ce qu'il y a un protocole de consentement explicite à mettre en place avant la soirée, ou bien la culture locale c'est que ça se fait tacitement et qu'on suit le mouvement. On a peur de casser le côté naturel de ces séjours en mettant des mots dessus.