Chalet en montagne au-dessus de Bagnères, six couples, neige dehors, jacuzzi sur la terrasse - récit
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Week-end dernier, samedi soir, dans un chalet privatisé au-dessus de Bagnères-de-Bigorre à 1400 mètres d'altitude. La neige est tombée vendredi nuit, il y en a quarante centimètres autour du chalet, et le jacuzzi sur la terrasse en bois fume dans le froid à minus deux degrés extérieur. À l'intérieur la cheminée chauffe à fond, on est six couples dont quatre se connaissaient déjà, deux étaient nouveaux dans le cercle pyrénéen.
On a 39 et 41 ans avec mon mari, on habite Tarbes depuis huit ans, lui est dans l'aéronautique chez Daher, moi sage-femme à l'hôpital. La scène libertine des Hautes-Pyrénées est petite — peut-être quarante couples actifs sur tout le département — mais elle est étonnamment soudée parce que la géographie nous force à nous connaître. Pas de grosse ville anonyme, donc on se croise vite, et on a appris à se faire confiance.
Le format week-end chalet on le pratique trois ou quatre fois par hiver. Location collective d'un grand chalet entre Bagnères et Saint-Lary, arrivée vendredi 18h après le boulot, ski ou randonnée raquettes le samedi matin, repas montagnards le soir, et la nuit qui dérive vers le libertinage tranquille à six ou huit dans le salon et les chambres. Dimanche matin chacun rentre chez soi épuisé et heureux.
Plusieurs questions qui me trottent. D'abord ce format chalet de montagne ça existe ailleurs en France dans les Alpes ou les Vosges. Ensuite Lourdes en tant que ville touristique catholique majeure ça crée quoi sur la scène locale, parce qu'officiellement c'est zéro libertinage mais on sait qu'il y a un petit cercle ultra discret là-bas. Et enfin la frontière espagnole à 80 km, est-ce que des couples du côté Huesca ou Saragosse remontent vers Tarbes pour des soirées, parce que je sens des accents espagnols dans certains clubs mais on a jamais creusé. Vos retours sur ces trois sujets m'intéressent énormément.
Answers
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★ Le format chalet montagne existe dans toutes les régions alpines françaises avec une variation par massif. Dans les Vosges c'est plus axé sur les gîtes en pierre traditionnels avec sauna intégré, format plus rustique et chaleureux. Dans le Jura on trouve plutôt des fermes auberges privatisées avec dégustation de comté et de vins jurassiens, format gastronomique plus marqué. Dans les Alpes du Nord — Chamonix, Megève, Tignes — c'est le luxe assumé avec des chalets cinq étoiles à plusieurs milliers d'euros le week-end, et une clientèle internationale très différente de la pyrénéenne. Les Alpes du Sud restent étonnamment moins développées sur ce format malgré le potentiel, peut-être par manque de couples organisateurs. Votre formule pyrénéenne mixte ski plus libertinage plus convivialité villageoise est probablement une des meilleures combinaisons en France actuellement.
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Les Espagnols oui clairement. On habite Pau et on voit régulièrement des plaques d'immatriculation Huesca ou Pamplona dans les parkings des clubs de la région le samedi soir. La scène aragonaise et navarraise est très petite côté espagnol et beaucoup de couples préfèrent traverser pour pratiquer en France où c'est plus structuré et plus discret. Il y a même un petit groupe organisé qui fait des week-ends croisés, des couples espagnols qui descendent vers Tarbes Pau Lourdes, et des couples français qui remontent vers Saragosse pour les fêtes du Pilar en octobre. Demandez à votre cercle pyrénéen s'ils ont des contacts dans ce sens, ça doit exister.
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Sage-femme et aéronautique. Deux mondes complètement différents qui se croisent dans le couple, je trouve ça beau juste pour l'anecdote. Sinon votre récit du jacuzzi qui fume dans le froid à 1400 mètres c'est exactement le genre d'image qui me donne envie de migrer vers le sud-ouest demain.
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Pour Lourdes je peux répondre parce que j'y habite depuis dix-huit ans. La ville est effectivement à 99 pour cent dédiée au tourisme religieux et tout est organisé autour de ça, donc le libertinage local doit composer avec une visibilité réduite à zéro absolu. Le cercle existe, il fait peut-être huit ou dix couples, dont plusieurs travaillent dans le tourisme religieux paradoxalement — hôteliers, restaurateurs, accompagnateurs de pèlerinages. Ils se voient uniquement en privé, jamais dans des lieux publics lourdais, et plusieurs descendent à Tarbes ou Pau pour pratiquer en club anonymement. Le secret est tellement bien gardé que j'ai mis quatre ans avant de comprendre qu'il y avait quelque chose dans ma propre ville.
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Vous parlez de quarante couples actifs sur tout le département des Hautes-Pyrénées et c'est probablement très sous-estimé. Nous on a fait le même calcul en Ariège il y a deux ans, on pensait être trente couples et on s'est rendu compte au fil des soirées qu'on était au moins le double, juste répartis en plusieurs micro-cercles qui ne se parlaient pas. Lancez l'idée d'une soirée fédératrice annuelle au printemps avec invitation large, vous serez surpris du monde qui sortira du bois.
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