Je suis le mec seul à l'entrée et je vois bien que personne veut me parler, j'ai pas tort
81 upvotes · 5 answers · 1882 views
Je vais essayer d'écrire ça sans m'énerver. Je suis single, mec, 39 ans, je vais en club libertin depuis deux ans. Chaque fois c'est la même chose. J'arrive, je paie l'entrée deux à trois fois plus chère que les couples, je vais au bar, je commande un verre, je suis seul. Les couples me regardent en coin pendant trente secondes puis ils m'oublient. Je peux passer trois heures sans qu'une seule personne m'adresse la parole.
Avant on dise "c'est de ta faute t'es pas assez sociable". J'ai testé. J'ai souri, j'ai pas souri. J'ai été en costume, en jean. J'ai fait des compliments mesurés à des couples au bar. J'ai laissé venir sans aborder. J'ai abordé. Aucune approche ne change le fait de base: dans un club, single guy = méfiance par défaut.
Ce que je veux comprendre c'est pas tellement "comment je m'en sors" parce que là j'ai un peu lâché l'affaire. C'est plus la question de fond. Les couples qui sont sur le forum, expliquez-moi votre point de vue. Pourquoi un single mec ça coince autant. Qu'est-ce qui vous fait reculer dans la seconde. Est-ce que c'est notre apparence, notre attitude, le simple fait d'être seul, est-ce que c'est une histoire d'expériences passées négatives. Donnez-moi du concret, j'ai besoin de comprendre avant de décider si je continue ou si j'arrête.
Answers
-
★ Couple qui fréquente le milieu depuis 8 ans, je te réponds honnêtement parce que ta question mérite une réponse honnête. Le single mec en club coince pour trois raisons concrètes, dans cet ordre. Un, l'expérience cumulée des couples avec les singles est statistiquement mauvaise. Tout couple expérimenté a vu ou vécu au moins une fois un single qui force, qui tourne, qui boit trop, qui touche sans consentement, qui pleure dans le couloir, qui suit jusqu'à la voiture. Sur 100 singles 90 sont corrects mais les 10 restants font le souvenir collectif. Deux, la dynamique à trois (couple + single mec) est complexe, le mari joue petit bras parce qu'il a peur de mal paraître, la femme se sent surveillée, et le single ne sait pas s'il doit prendre l'initiative ou attendre. Trois, le tarif différencié et la rareté des singles femmes envoient un signal économique que les singles ne sont pas la valeur ajoutée du lieu. Ce qui marche concrètement: une recommandation par un couple connu, du soft swap répété pour construire une réputation, une fréquentation régulière d'un seul club pour devenir un visage connu (six mois minimum), et accepter qu'avant d'avoir des soirées vraiment satisfaisantes en single il te faudra 12 à 18 mois.
49 ↑
-
le tarif double pour les singles mecs c'est pas une punition c'est un filtre. les clubs le savent.
11 ↑
-
femme du couple ici. ce que tu dis sur l'attitude tu as raison ça change pas grand chose au début. ce qui me fait dire oui à un mec seul c'est pas son sourire c'est trois choses: il est venu seul plusieurs fois (donc il connaît le lieu), il discute avec d'autres couples (donc il est socialement intégré), et il ne nous fixe pas. les mecs qui fixent c'est non immédiat. les mecs qui regardent normalement, conversent normalement, attendent normalement, ceux-là on finit par leur dire oui.
11 ↑
-
pareil pendant un an et demi avant que ça décolle. ce qui a marché pour moi: un seul club, un soir fixe (le jeudi pas le samedi), tenue sobre, je parlais au staff bien avant de parler aux clients. au bout de 8 mois le staff me présentait à des couples corrects. avant ça rien. tiens le coup ou arrête mais cherche pas à brusquer.
10 ↑
-
sinon tente les soirées de domicile (cf clubs privés). plus chers à l'adhésion mais filtre meilleur. tu seras peut-être 4 singles pour 20 couples au lieu de 30/15
9 ↑