Cap d'Agde l'été dernier, une semaine en août
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Cap d'Agde l'été dernier, une semaine en août. Mon mari avait insisté. On a 41 et 43 ans, deux ados, vivons à Reims, je suis cadre RH, lui artisan menuisier. Mariés depuis 17 ans.
On y est allés. Camping naturiste, partie libertine. On a regardé. On n'a rien fait. Rentrés chez nous le 18 août.
Depuis je pense à une femme. Pas mon mari. Une femme.
Elle était à la piscine avec son compagnon, ils étaient plus âgés que nous, peut-être 50. Elle m'a parlé deux fois. Une fois pour la crème solaire, une fois le soir au bar. Rien de sexuel. Elle a touché mon épaule en partant.
Je pense à elle quasiment tous les jours. C'est un fait. Je n'ai jamais été attirée par une femme avant, ou je ne m'étais jamais autorisée à y penser, je ne sais pas faire la différence. Je ne l'ai pas recontactée, j'ai pas son prénom, j'ai juste une photo floue de nous quatre prise par le serveur.
Je ne sais pas ce que je demande. Je voudrais comprendre ce qui m'arrive. Mon mari ne sait rien. Notre vie sexuelle est correcte.
Voilà.
Answers
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★ Ce que vous décrivez est extrêmement courant et rarement raconté de cette façon. La découverte d'une attirance pour les femmes à 40 ans dans un contexte safe comme un camping naturiste, ce n'est pas un coup de foudre, c'est un déverrouillage. Le fait que ce soit une femme inaccessible géographiquement, dont vous n'avez ni le nom ni le contact, est presque protecteur, ça vous permet d'explorer le ressenti sans pression de passage à l'acte. Beaucoup de femmes hétéro mariées découvrent leur bisexualité dans la quarantaine, c'est documenté. Si vous voulez creuser sans tout faire exploser tout de suite, Diane Mansour à Paris consulte aussi en visio depuis Reims, spécialisée orientation sexuelle adulte, environ 90 euros. Le centre LGBT de Reims fait aussi de l'écoute gratuite anonyme, pas militant, juste de l'écoute. Et la photo floue, gardez la. Pas pour la femme. Pour vous rappeler le moment où vous avez senti quelque chose changer.
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À Reims vous avez Le Liberty Club si vous voulez voir comment c'est un endroit échangiste classique sans la dimension naturiste du Cap. C'est utile pour calibrer ce que vous cherchez vraiment, la nudité ou la rencontre. C'est deux trucs très différents. Allez y une fois en spectatrice si votre mari est ok, vous saurez vite si c'est le cadre libertin qui vous intéresse ou autre chose. Pour l'aspect attirance féminine spécifiquement, la Mutinerie à Paris est un bar lesbien safe pas dragueur, vous pouvez juste boire un verre et observer. Trois heures de train depuis Reims.
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Le Cap c'est un endroit bizarre. Premier passage on regarde, on touche rien, et on rentre avec des trucs qui macèrent. Moi c'était pas une attirance pour une femme, c'était une attirance pour le fait d'être vue. Découverte tardive aussi. Mon mari l'a su deux ans après. Y a pas d'urgence à dire les choses. Une chose à la fois, déjà comprendre ce que vous voulez vous, avant de gérer la com avec lui. La pire erreur c'est de tout poser sur la table en mode "j'ai un truc à te dire", il va paniquer pour rien si vous ne savez pas vous-même ce que vous voulez en faire.
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Pourquoi votre mari avait insisté pour y aller. Question pas anodine. Il voulait quoi lui dans cette semaine d'août. Vous l'avez écrit en passant comme une info de contexte mais c'est pas anodin du tout. Si lui avait un projet précis et que vous y êtes allée par compromis, le déverrouillage que vous décrivez s'est peut-être produit malgré lui pas grâce à lui, et c'est important pour la suite.
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Ne la cherchez pas sur les réseaux. C'est tentant, c'est facile, vous avez la photo. Ne le faites pas. Pas par morale. Parce que la trouver détruirait le truc que vous explorez en vous, ça redeviendrait une histoire concrète avec une personne précise et ses propres complications, son compagnon, sa vie, etc. Ce dont vous avez besoin maintenant c'est de l'abstrait. Gardez la abstraite.
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Pensée tous les jours pendant neuf mois sur une personne que vous avez croisée deux fois c'est pas une attirance c'est un point d'ancrage. Votre cerveau a accroché ça à quelque chose. Pas forcément à elle. Peut être à un sentiment de liberté que vous aviez là bas, à l'absence de gosses, à la chaleur, à pas être Madame RH pendant une semaine. Avant de conclure que vous êtes bie ou lesbienne refoulée ou autre, posez vous la question de ce qui se passait pour vous cette semaine là à part elle. Ça peut être les deux choses ensemble aussi, attirance ET liberté retrouvée.
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