Elle veut du BDSM lourd, moi ça me dégoûte un peu — on fait quoi après 11 ans
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Sa carte sur la table en septembre. Cravache, fessées, contention, le full package. Pas juste "un peu de jeu". Elle veut un dom dédié, peut-être en plus de moi, peut-être à la place dans certains moments.
Moi je peux pas. J'ai essayé pour elle. Vraiment. Pendant 4 mois on a tenté des trucs soft, je me suis forcé, elle a senti que je me forçais, on a arrêté. C'est pas une question d'ouverture mentale, c'est viscéral. Lui faire mal même léger même consenti même cadré, je peux pas, ça me met dans un état que j'aime pas.
(Lui 37 ingé électrotechnique chez Alstom Belfort, elle 35 RH. Ensemble depuis 11 ans.)
Donc on a deux options apparemment : 1) elle aille jouer avec un dom externe, 2) elle abandonne ce kink. La 2 elle peut pas, elle a essayé 3 ans avant d'en parler. La 1 ça me met dans un endroit bizarre — pas parce qu'elle ait quelqu'un d'autre, ça on est pas fermés à l'idée, mais parce que ce quelqu'un d'autre va avoir accès à une part d'elle que moi j'aurai jamais.
C'est ça en fait le truc. C'est de la jalousie d'accès, pas de la jalousie sexuelle. Et j'sais pas comment on traite ça.
Belfort c'est pas Paris, les ressources locales sur le BDSM sont quasi nulles, on a regardé. Faut monter sur Strasbourg ou Lyon pour quoi que ce soit de sérieux.
Quelqu'un a vécu une asymétrie comme ça — un kink fort chez l'un, impossible chez l'autre — et l'a passée comment ?
Answers
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★ La jalousie d'accès c'est un concept réel et tu l'as bien nommé. Le BDSM consensuel sérieux crée un lien spécifique entre les pratiquants qui n'est pas comparable à du sexe vanille ou même à du libertinage classique. Donc oui ta réaction est légitime. Maintenant ça veut pas dire que c'est insurmontable. Beaucoup de couples vivent avec un membre qui a un dom/sub externe. La règle qui aide : le sub partage avec son partenaire principal le contenu émotionnel ET les limites, pas en détail mais sur le ressenti. Et le dom externe sait que c'est pas une relation amoureuse. Pour Strasbourg cherche le réseau "Caduceus" qui a des contacts sérieux et un vrai cadre éthique.
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BDSM "lourd" ça veut rien dire. Faut qu'elle précise ce qu'elle veut vraiment. Y a une différence énorme entre "je veux qu'on me fesse régulièrement" et "je veux des sessions de 4h avec contention et marques visibles". Tant que vous parlez en termes flous vous trouverez pas. Demande-lui de te faire une liste écrite, hard limits comprises, et toi pareil. Comparez sur papier. Vous découvrirez peut-être qu'il y a 30% en commun où tu peux y aller.
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Je suis dans ton cas exact à l'inverse. Ma femme est sub, je peux pas être dom. On a mis 2 ans à accepter qu'elle voie quelqu'un d'autre pour ça. Aujourd'hui ça fait 5 ans, elle voit son dom une fois par mois, je connais le mec, on a dîné 2 fois, c'est super carré. Ça nous a sauvés et ça nous a renforcés. Mais les 18 premiers mois ont été dur, faut être honnête. Si tu veux essayer cette voie, accepte que ça soit pas confortable au début et donne-vous le temps.
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Belfort c'est pas si désert que ça, y a un petit groupe BDSM Munster pas loin et Mulhouse a quelques personnes sérieuses. Faites un tour à un munch d'abord (rencontre publique dans un bar, pas de jeu), juste pour rencontrer la communauté locale et voir comment c'est cadré. Ça vous donnera une idée plus précise du paysage avant de prendre des décisions.
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Pourquoi tu pars du principe qu'elle abandonner le kink est impossible mais que toi accepter un dom externe c'est négociable ? Vous avez choisi le compromis qui te fait porter le truc. Posez la question dans l'autre sens aussi, juste pour voir, pas pour décider.
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