Je l'ai recroisé samedi, trois ans plus tard, je m'attendais à rien et j'ai pleuré dans la voiture
134 upvotes · 6 answers · 2853 views
Bon alors voilà. On avait fait une soirée avec ce mec et sa meuf à l'époque, c'était bien, c'était simple, sans suite, on s'était dit au revoir gentiment et puis basta. Trois ans. Trois ans sans nouvelles, sans rien, j'y pensais même plus en vrai.
Samedi je le croise dans un club lyonnais avec mon homme, lui était avec une autre meuf (pas celle d'avant), et au moment où nos regards se sont croisés j'ai eu un truc bizarre dans le ventre. Pas du désir, pas de la gêne, juste… un truc. Une émotion que je sais même pas nommer. On s'est dit bonjour poliment, on a échangé deux mots, et le reste de la soirée s'est passé chacun de son côté.
Mais dans la voiture en rentrant j'ai pleuré. Mon mec a rien compris, moi non plus d'ailleurs. C'était pas de la tristesse je crois, c'était peut-être de la nostalgie pour quelque chose qui n'a même pas vraiment existé entre nous. Une soirée. Une seule. Et trois ans après mon corps se souvient encore de quelque chose que ma tête a oublié.
C'est quoi ce sentiment ? Ça vous est arrivé à vous aussi de recroiser quelqu'un et de ressentir un truc complètement disproportionné par rapport à ce que vous aviez vécu ensemble ? Je me sens un peu conne de réagir comme ça pour si peu.
Answers
-
★ Tu es pas conne du tout, ça m'est arrivé exactement pareil il y a deux ans. Un mec qu'on avait vu une fois à Cap d'Agde, je le recroise dans une soirée parisienne et j'ai eu les jambes en coton pendant vingt minutes. Mon copain m'a demandé si j'étais malade. Je crois que dans ces situations on remet pas que l'autre, on remet aussi qui on était à ce moment-là, et c'est ça qui fait mal en fait. La femme que tu étais ce soir-là existe plus exactement, et le croiser lui c'est comme croiser un fantôme d'une version de toi. Ça serre.
56 ↑
-
Ça m'a fait penser à une chanson de Souchon mais je vais pas la citer ça ferait pompeux. Bref. Sois douce avec toi.
14 ↑
-
Moi ce qui me frappe dans ton post c'est pas les larmes c'est le fait que tu te sentes obligée de te justifier. "Je me sens un peu conne." Mais pourquoi ? On est dans un milieu qui pousse à minimiser les émotions, à faire comme si tout était cool tout le temps, à faire comme si une soirée c'était une soirée et basta. Mais nos corps savent pas faire ça. Ils enregistrent tout. Une partenaire de baise il y a trois ans c'est pas rien, même si culturellement on doit prétendre que si.
9 ↑
-
Question bête mais est-ce que t'es sûre que c'était de la nostalgie ? Parfois on confond avec autre chose. Genre la peur que ton homme remarque que t'es troublée, ou le stress de la situation sociale dans le club. Moi quand je croise des ex-partenaires je suis pas troublée mais je suis hyper concentrée à pas faire de boulette, et après en rentrant je suis vidée nerveusement. Du coup je pleure pas mais je dors mal. Chaque corps évacue à sa façon.
4 ↑
-
Tu projettes peut-être. Trois ans c'est long, t'as vieilli, lui aussi, ta vie a changé, son sourire à lui a peut-être pas changé. Et c'est ce décalage entre lui qui semble figé dans le temps et toi qui sait que t'es plus la même qui crée ce malaise. C'est pas le mec qui te fait pleurer c'est le temps qui passe. Et le voir lui c'est comme regarder une photo d'il y a trois ans, sauf que la photo te regarde aussi. Donc oui ça secoue. Bisous courage.
1 ↑
-
Honnêtement je trouve ça touchant ce que tu racontes mais aussi un peu inquiétant. Pas pour toi, pour ton couple je veux dire. Si une rencontre d'un soir d'il y a trois ans te fait pleurer, c'est qu'il y a peut-être un truc qui demande à sortir et qui a rien à voir avec le mec en question. Mon thérapeute m'a dit une fois que les émotions disproportionnées sont presque toujours adressées à autre chose. Je dis ça je dis rien. Mais peut-être en parler avec ton homme ou avec quelqu'un, juste pour comprendre ce que ton corps essaie de te dire.
1 ↑