J'ai 49 ans dans cinq mois et je voulais faire un bilan sincère de ce que la scène m'a apportée comme femme
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Je vais avoir 50 ans en octobre et je suis en train de préparer mentalement ce passage depuis quelques semaines. Pas la fête, la fête c'est ma soeur qui s'en occupe avec mes amies, ça je sais que ça sera bien fait. Le truc que je prépare c'est le bilan que je veux faire pour moi-même, le bilan vrai, et un des chapitres de ce bilan c'est la scène. J'ai commencé à m'écrire des notes dans un carnet le matin avant que mon mari se lève, et je voulais en discuter ici parce que je sais pas si je vois les choses justement.
Je suis dans la scène depuis mes 41 ans, donc presque neuf ans, je suis mariée depuis 21 ans, j'ai deux enfants qui ont quitté la maison il y a respectivement deux ans et un an. J'ai été directrice marketing dans plusieurs grosses boîtes, je suis maintenant indépendante depuis trois ans, et je gère mon temps. Voilà le contexte.
Ce que la scène m'a apporté de plus précieux quand je regarde lucidement. D'abord une forme de désir pour mon propre corps que je n'avais plus depuis longtemps, ou plutôt jamais réellement vraiment eue. À 41 ans quand on a commencé, je me trouvais OK mais je m'aimais pas particulièrement, et le regard d'autres personnes dans la scène m'a réappris à m'aimer dans le miroir. C'est pas du désir validation comme on dit parfois en méprisant, c'est plus profond que ça, c'est avoir compris à quel point on est désirable en soi.
Ensuite la disparition presque totale de la jalousie. Je suis devenue tellement à l'aise avec l'idée que mon mari désire d'autres femmes que c'est devenu une non-question. Et je crois que ça a aussi guéri quelque chose de plus large dans ma rapport aux autres, je suis plus généreuse, plus calme.
Enfin une qualité d'écoute dans le couple que je n'avais pas avant. On s'est tellement parlé pendant ces neuf ans qu'on ne s'est jamais aussi bien parlé.
Vous, les femmes qui sont passées par les 50 ans en étant dans la scène, qu'est-ce que vous mettez vraiment dans votre colonne acquis quand vous faites un bilan honnête. Et qu'est-ce qui vous a manqué.
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★ J'ai eu cinquante ans il y a trois ans et je suis dans la scène depuis dix-sept ans avec mon mari. Pour répondre directement à votre question sur ce qui va vraiment dans la colonne acquis, je rajouterais à votre liste deux choses que je n'avais pas anticipées avant ce passage des cinquante ans. Premièrement, une autonomie sexuelle plus large que je n'aurais jamais imaginée, c'est-à-dire la capacité de me sentir une femme désirante et désirable indépendamment du regard de mon mari, et c'est précieux quand on entre dans la décennie où la santé peut commencer à fluctuer chez l'un ou l'autre. Si demain mon mari avait un souci, je ne m'effondrerais pas en tant que femme, et je ne crois pas que ce serait le cas si je n'étais pas passée par la scène. Deuxièmement, un cercle d'amis profondément stable que mes amies vanilles m'envient sans savoir d'où il vient. Les couples qu'on fréquente depuis dix ans sont devenus des amis au sens fort, et c'est un cadeau pour la deuxième moitié de la vie. Ce qui m'a manqué et que je vous offre comme avertissement honnête, c'est de ne pas avoir gardé plus de relations vanilles profondes, parce qu'on a tendance à investir énormément la scène et à laisser tomber des amitiés anciennes. À 50 ans on s'en rend compte. Travaillez ça.
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écrivez ce bilan en entier. tapez-le pas, écrivez-le à la main dans le carnet. relisez-le dans cinq ans. c'est le truc le plus important que vous ferez de votre cinquante ans, plus important que la fête.
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femme 50 ans pile, scène depuis 8 ans. dans ma colonne perte je mets honnêtement le temps. la scène prend du temps. quand je calcule le total des heures que ça nous a coûté en neuf ans, soirées, débriefs, organisation, voyages, ça fait des mois entiers. je le regrette pas mais je vais lever le pied à partir de cette année et redonner ce temps à d'autres choses que j'ai mises de côté.
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votre paragraphe sur le miroir m'a fait pleurer. j'ai 52 ans et j'ai vécu exactement ce que vous décrivez à 41 ans, sauf que pour moi c'est arrivé plus tard, vers 46. dans ma colonne acquis je mets aussi la fin d'une honte que je traînais depuis l'adolescence sur mon corps et que je n'arrivais pas à nommer. la scène l'a démontée pierre par pierre. à 50 ans on respire mieux dans son propre corps. c'est un cadeau qui se voit pas mais qui change tout.
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