Mamoudzou 23h, on rentre d'une soirée privée chez un couple, je croise mon imam en sortant de la voiture — couple libertin à Mayotte
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Mamoudzou, 23h. On se gare au bas de la résidence. Je sors de la voiture et je tombe nez à nez avec l'imam de notre quartier qui sort lui-même de chez son cousin trois portes plus loin. Salutation polie, rien d'autre. Mais je viens d'une soirée privée chez un autre couple métro où on a passé la nuit à libertiner et j'ai sa femme dont l'odeur du parfum encore sur mon mari à côté de moi.
Couple, lui métropolitain 44 ans installé à Mayotte depuis dix ans pour le boulot, moi mahoraise musulmane 38 ans. Marié religieusement et civilement. Trois enfants. Pratique musulmane visible en public, hijab à l'extérieur, ramadan, école coranique pour les enfants. Et libertins en couple depuis deux ans, ultra cachés, uniquement avec deux ou trois couples métros installés sur l'île.
Le risque est massif. Si ma communauté apprend, c'est pas juste un divorce ou un scandale familial, c'est le bannissement social complet, mes parents qui me renient, mes enfants stigmatisés à l'école. Lui métropolitain s'en sort, moi j'ai tout à perdre.
Pourquoi on continue. Mon mari a un besoin sexuel fort, j'ai un besoin similaire mais que je ne peux pas exprimer dans le cadre social mahorais classique. Le libertinage discret avec deux couples métros amis c'est le seul espace de liberté qu'on a tous les deux.
Comment vous gérez ce double risque culte de l'apparence publique extrême plus pratique cachée extrême. Est-ce que la solution c'est de quitter Mayotte pour la métropole.
Answers
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★ Couple binational similaire à La Réunion mais avec dimension communautaire indo-musulmane forte, on vit votre situation depuis longtemps, je vais essayer de répondre sérieusement parce que c'est lourd et que les réponses simplistes ne servent à rien. Premièrement le déséquilibre que vous décrivez où votre mari risque peu et où vous risquez tout est une réalité structurelle à Mayotte que rien ne peut compenser parfaitement. Il faut le nommer entre vous régulièrement, pas seulement le subir en silence. Deuxièmement le risque de croisement quartier comme celui que vous décrivez avec l'imam ne peut être réduit à zéro mais peut être divisé par dix avec quelques règles strictes. Jamais de rentrée tardive en commun, vous rentrez seule en premier, lui revient une heure après par un autre chemin. Toujours une douche immédiate avant de sortir du véhicule ou même avant de rentrer dans la résidence, gardez une trousse dans la voiture. Pas de vêtements gardés dans le sac visible. Téléphone propre, aucun message lisible si quelqu'un regarde par-dessus l'épaule. Troisièmement le réseau de deux trois couples métros amis c'est précieux mais ultra-fragile. Si l'un d'eux a un divorce ou un drame familial, vous pouvez tomber dans les dommages collatéraux. Évaluez chaque couple sur sa stabilité interne tous les six mois, sortez à la moindre alerte. Quatrièmement la question de quitter Mayotte pour la métropole. C'est une vraie option à étudier sérieusement avec un horizon de trois à cinq ans. Pour vos enfants ça change tout, pour vous deux ça libère. Mais c'est aussi quitter votre famille, votre culture d'origine, votre identité culturelle. Pesez sans précipitation. Cinquièmement court terme, sortez de Mayotte deux à trois fois par an, Maurice ou Madagascar, anonymat total à ces moments-là. C'est ce qui vous permet de tenir la discrétion locale. Sixièmement parlez à un thérapeute de couple en visio, basé en métropole, pas Mayotte. Pas pour arrêter, pour vivre mieux ce double cadre. Le poids psychique est énorme et vous le sous-estimez peut-être. Septièmement aucun journal écrit, aucune photo, aucun message qui reste, rien. La discrétion c'est l'absence de trace. Tenez bon.
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Lourd.
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Le poids de la double vie va finir par vous fatiguer. Plan de sortie progressif vers la métropole d'ici trois ans avec les enfants. Mayotte ne vous donnera jamais l'espace pour vivre librement.
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Réponse opposée. Tout le monde vous dit de partir, je dis l'inverse. Vous avez construit un équilibre fragile mais réel, vous avez deux couples amis fiables, vous avez vos enfants dans un cadre culturel cohérent. Quitter Mayotte pour la métropole c'est exporter votre couple dans un environnement où le libertinage est plus facile mais où tout le reste de votre vie s'effondre. Vos parents, votre belle-famille, votre carrière à lui qui est ici, votre langue maternelle au quotidien. Le calcul est rarement positif. Restez et serrez les règles de discrétion.
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Le croisement imam c'est un signal d'alerte fort, pas une coïncidence. Trois fois sur cinq ce genre de "coïncidence" c'est qu'on commence à être vu sans le savoir. Faites une pause de six mois minimum sur tout libertinage local et observez.
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Pour les enfants à l'école coranique attention aux discussions de cour. Les enfants entendent tout chez eux et répètent. Verrouillez les conversations adultes hors de leur portée totale, jamais d'allusion même indirecte. C'est le talon d'Achille de toutes les familles libertines avec enfants.
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Maurice et Madagascar ce sont vos soupapes, intensifiez-les. Deux fois par an minimum, format quatre nuits. Le coût Mamoudzou-Antananarivo est faible, scène libertine discrète sur place via expats. Ça vous donne l'espace de respirer sans toucher au cadre mahorais.
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