Trou noir partiel après une soirée à six, je reconstruis avec mon mari ce matin et il y a deux heures que personne arrive à raconter
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Ce matin 9h, café à la cuisine avec mon mari, on essaie tous les deux de reconstruire la soirée d'hier. On était six chez des amis, trois couples, on a commencé à 20h, on est rentrés à 4h. Mon mari et moi on a un trou entre 1h et 3h environ. Pas total. Des flashs. Une main, un canapé, une voix. Mais le fil cohérent on l'a pas. On a clairement trop bu, le couple hôte avait sorti un mezcal artisanal qu'on connaissait pas, et l'ambiance avait dérivé.
Couple lui 40 elle 38, libertinage depuis cinq ans, jamais eu de problème de mémoire jusqu'à présent. Là c'est la première fois. Mon mari et moi on est inquiets pas tellement à cause d'avoir éventuellement "fait des trucs", on s'aime, on se fait confiance, on était en environnement sécurisé avec des amis de longue date. Mais le fait de pas se souvenir c'est dérangeant.
Question. On appelle les hôtes ce midi pour reconstruire ensemble, oui. Mais on dit quoi exactement. "Salut, on a un trou de 2h, vous pouvez nous raconter ce qu'on a fait". C'est gênant à formuler. Vous avez vécu ça vous, comment vous avez géré la phrase d'ouverture du coup de fil "reconstruction du lendemain" sans avoir l'air complètement à côté.
Answers
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★ Addictologue conventionnée en libéral, ce que vous décrivez s'appelle un blackout fragmentaire et c'est un signal important. Le mezcal artisanal non identifié à 50 degrés et plus, mélangé à d'autres alcools dans une soirée de huit heures, peut totalement provoquer ce type d'amnésie chez quelqu'un qui ne boit pas spécialement beaucoup d'habitude. Deux choses à faire. Un, oui appelez les hôtes ce midi mais sans dramatiser. La phrase à utiliser c'est simplement "on a un peu surfé hier soir, on aimerait juste qu'on se raconte la soirée ensemble pour combler quelques trous, ça t'embête pas". Ils diront oui sans problème, ce sont des amis. Deux, prenez ça comme un signal : à six ans de libertinage régulier, mettre en place une règle "deux verres maximum dans les soirées où on joue" devient indispensable. Le consentement nécessite la conscience, et un blackout même partiel rétrospectivement remet en question la validité du consentement donné sur la période oubliée. C'est sérieux mais ça se gère.
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pensez à boire 1L d'eau et un doliprane chacun là maintenant avant le coup de fil. tête plus claire pour analyser ce qu'ils vont vous dire.
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phrase pour appeler : "salut, dis on a tous bien picolé hier soir, j'ai quelques flashs mais pas le fil, vous nous racontez quand vous voulez ?". simple direct sans gêne. tes amis vont rire et te raconter. arrête de te mettre la pression sur la formulation.
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le mezcal artisanal ça pardonne pas. surtout quand c'est un pote qui en ramène du Mexique direct et qui te sert ça en "petit shot pour la route". on a tous fait l'erreur. moi c'était un rakija serbe il y a deux ans, on a perdu trois heures avec ma femme en soirée à quatre. on a appelé les hôtes le lendemain c'est passé crème ils étaient eux-mêmes pas frais. ils nous ont raconté, on a ri, on s'est juré "plus jamais les alcools forts artisanaux dans ces soirées". depuis seulement vin et champagne en quantité raisonnable.
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appelle. tout de suite. pas ce midi. maintenant. plus tu attends plus c'est gênant. là à 9h c'est encore "lendemain de soirée", à 14h c'est "j'aurais déjà dû t'appeler".
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à 40 et 38 ans avec cinq ans de libertinage et zéro blackout antérieur, votre tolérance à l'alcool a probablement diminué doucement sans que vous le notiez. c'est physiologique, ça arrive après la quarantaine, le foie traite plus lentement. la même quantité qui vous laissait clairs à 35 ans peut vous mettre dans le mur à 40. truc à savoir.
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rien à voir mais nous on a complètement arrêté l'alcool dans les soirées libertines depuis huit mois, on prend des kombuchas et des virgin mojitos. au début bizarre, maintenant on a des soirées beaucoup plus présentes, beaucoup plus connectées. l'alcool fait croire que ça lâche mais ça anesthésie surtout. essaie peut-être une soirée sobre tu verras la différence.
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le truc que personne dit c'est que parfois aussi on a "oublié" parce qu'inconsciemment on préfère pas se souvenir. pas forcément qu'on a fait des trucs problématiques, juste que la dissonance entre l'acte et l'image de soi est forte. donc on encode mal. si vous tirez le fil avec vos amis et que tout est ok mais que vous, vous "voulez pas vous souvenir" complètement, c'est peut-être un signal sur le rythme à ralentir.
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