Couple Saint-Denis Réunion, 850 000 habitants sur l'île entière — comment vous gérez le risque de tomber sur un collègue dans le seul club du coin
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Question direct. On vit à Saint-Denis depuis onze ans, couple 38 et 41 ans, libertins depuis quatre. Le souci c'est mathématique. L'île fait 850 000 habitants, le secteur tertiaire où on bosse tous les deux représente quelques milliers de personnes, et il y a deux clubs sérieux sur l'île. Donc la probabilité de croiser un collègue ou un parent d'élève de notre fils un samedi soir est réelle.
Couple métropolitain installé, lui ingénieur dans une boîte de BTP locale, moi cadre dans un organisme public. Pas de famille sur place. On va à Sainte-Marie deux fois par mois quand on sort.
Ce qu'on fait. Masque de soirée déguisée pour les premières heures, on enlève après minuit. On arrive séparément en voiture et on se retrouve à l'intérieur. On évite les apéros de début de soirée où les gens parlent boulot. On a un code SMS "rouge" si l'un de nous voit quelqu'un de connu, l'autre sort dans les dix minutes.
Ça marche jusqu'à présent mais on est tendus à chaque sortie. L'odeur du parking en bord de mer, l'air tiède et humide du soir, on devrait être détendus et on est sur le qui-vive.
Vous gérez comment cette taille d'île. Vous sortez en métropole pour les vrais lâcher-prise et l'île c'est juste pour rencontrer en ligne.
Answers
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★ Couple créole 44 et 46 à Saint-Pierre depuis toujours, libertins depuis sept ans, on vous comprend totalement. La probabilité que vous décrivez est sous-estimée d'ailleurs. À la Réunion entre le tertiaire, les écoles privées du nord et les associations de parents d'élèves, tout le monde se connaît à deux degrés. Notre stratégie après sept ans. Un, on a complètement abandonné les deux clubs de l'île, on n'y va plus. Le risque rapport au plaisir n'en vaut pas la peine quand on bosse dans des cercles visibles. Deux, on rencontre exclusivement en ligne via Wyylde filtre 974 et un groupe Telegram régional qui s'appelle 974 Libertin Discret, environ 280 membres actifs, modération sérieuse. On filtre énormément, on vérifie les profils en visio avant rencontre. Trois, les rencontres se font à domicile, jamais en lieu public sur l'île, jamais à l'hôtel sur l'île non plus. On reçoit ou on va chez l'autre couple. Quatre, deux fois par an on prend une semaine à Maurice, vol direct 45 minutes, prix abordable hors saison. Là-bas on lâche prise complètement, club à Grand Baie, pas de risque social. C'est notre soupape annuelle et ça suffit. Cinq, voyage métropole une fois tous les deux ans, plutôt Paris ou Lyon, format quatre nuits dans un appart loué, deux soirées en club et deux soirées privées via une agence spécialisée DOM-TOM qui organise des rencontres curées pour expats des îles. Le coût total annuel rentre dans un budget vacances classique et le plaisir est dix fois supérieur aux soirées tendues sur l'île. Sur le SMS code rouge votre système est bon mais ajoutez un protocole de sortie qui ne passe pas par la voiture commune, taxi indépendant prêt à l'avance.
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Honnêtement vous décrivez le quotidien de tous les libertins de DOM. Antilles c'est pareil voire pire parce que les structures sont plus petites encore. La solution n'est pas un meilleur masque ou un meilleur protocole, c'est de sortir de l'île pour libertiner. Acceptez-le.
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Le code SMS rouge c'est bien. Ajoutez aussi un faux nom de bar pré-établi qui veut dire "je sors maintenant je te retrouve à l'hôtel".
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Vous parlez d'un fils. Pensez à l'adolescence qui arrive, les réseaux sociaux à Saint-Denis circulent vite entre lycées. Plus que la collègue de bureau le risque réel c'est que dans cinq ans un ado parle à votre fils de ce qu'il a entendu chez ses parents. Sérieusement réfléchissez à arrêter le local complètement maintenant pendant qu'il est encore petit. Vous gagnerez en sérénité et en tenue dans la durée.
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Maurice à 45 minutes de vol. C'est la solution évidente. Grand Baie ou Flic en Flac, plusieurs établissements sérieux, anonymat total pour un Réunionnais. Budget weekend long deux fois par an et tranquillité totale sur l'île le reste du temps.
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Le tertiaire à la Réunion c'est petit oui, mais entre l'ouest, le nord et le sud les bassins de vie sont assez étanches en pratique. Si vous vivez à Saint-Denis et que vous sortez à Saint-Pierre vous tomberez moins sur vos collègues. Ce n'est pas zéro risque mais ça divise par trois ou quatre la probabilité. Combinez ça avec un cercle privé de cinq ou six couples sourcés via Telegram régional et vous tenez quelque chose de viable sans renoncer au local.
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Pas Réunion mais Antilles donc problématique proche. Le masque sur l'île ça ne marche pas longtemps, les gens reconnaissent la silhouette, la voix, la démarche. Surtout dans un milieu professionnel cadre où vous croisez les mêmes têtes en réunion. Arrêtez le club local. Vraiment. Le jour où ça arrivera vous n'aurez pas le temps de mettre le masque et le bouche-à-oreille à la Réunion c'est plus rapide que partout en France métropole. Privilégiez l'international, Maurice ou Afrique du Sud.
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On a fait l'inverse de ce qui marche. On a continué les clubs locaux à Sainte-Clotilde pendant trois ans en se disant qu'on était discrets. Un soir un parent d'élève nous a vus à la sortie. Pas de drame frontal mais on a senti pendant deux ans que les relations à l'école étaient bizarres avec lui et sa femme, regards appuyés à la kermesse, conversations qui s'arrêtent. On a fini par changer notre fils d'école pour la sixième. Coût caché énorme. Maintenant tout se passe à Maurice ou en métropole, plus rien sur l'île. Recul de cinq ans sur le sujet, c'est la seule stratégie tenable pour des cadres avec enfants en milieu Réunion.
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