IBODE depuis quatorze ans, mes jambes ne suivent plus, mon mari veut maintenir nos soirées hebdo, je crois que je dois lui dire stop
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Je vais essayer de poser ça calmement parce que c'est la première fois que je l'écris quelque part. Infirmière de bloc opératoire depuis quatorze ans, 42 ans, je travaille dans un grand CHU, spécialisée en chirurgie orthopédique. Mes journées commencent à 7h15, je suis debout en gants stériles pendant des heures, parfois je sors du bloc à 18h sans avoir vraiment mangé. Mes jambes sont devenues le baromètre de tout, le soir je les sens lourdes, tendues, parfois ça brûle, mon ostéopathe parle d'insuffisance veineuse débutante, j'ai 42 ans.
On est libertins avec mon mari depuis cinq ans, c'est lui qui a proposé au départ, j'ai accepté parce que ça me plaisait et que ça nous a beaucoup rapprochés au début. On a calé une fréquence d'une soirée par semaine, soit chez nous soit en club, ça lui convient parfaitement. Lui il est commercial, il bouge moins, il a beaucoup d'énergie le weekend.
Le problème c'est que depuis huit ou neuf mois, le samedi soir je suis morte. Vraiment morte. Je tiens debout par politesse pour les invités, je participe par habitude, mais y a pas grand-chose qui se passe dans mon corps. Je le fais pour lui, et je sais qu'on a dit qu'on ferait jamais ça l'un pour l'autre, c'était une règle. Mais voilà, on a glissé.
Je veux pas arrêter le libertinage. Je veux ralentir. Une fois par mois, pas une fois par semaine. Et je sais que ça va le décevoir, peut-être l'angoisser, parce qu'il a déjà eu peur que je veuille arrêter complètement il y a deux ans. Je sais pas comment lui présenter. Vous avez vécu cette renégociation après plusieurs années. Comment vous avez fait sans casser ce qu'on avait construit.
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★ Sage-femme à l'hôpital depuis vingt-deux ans, je termine ma carrière dans deux ans, libertine avec mon mari depuis treize ans, et la renégociation de fréquence on l'a vécue deux fois, à 39 ans puis à 47 ans, chaque fois avec le même schéma. Voilà ce qui marche, expérience concrète. D'abord, formulez votre demande sans excuses et sans culpabilité. Pas je suis désolée mais, pas je sais que ça va te décevoir mais. Vous arrivez avec une demande factuelle. J'ai besoin de passer à une soirée par mois pour une durée de six mois. Période donnée, pas une décision pour toujours. Ça change tout dans la réception de votre mari, parce que c'est un test et pas une refonte. Deuxièmement, vous lui dites pourquoi avec votre corps, pas avec votre tête. Pas en disant je suis fatiguée moralement, en disant mes jambes lâchent, mon dos lâche, je rentre du bloc cassée, mon corps a besoin de récupération longue. Les hommes entendent un argument corporel beaucoup mieux qu'un argument moral. Troisièmement, vous lui proposez en compensation quelque chose qu'il aime, ne lui retirez pas tout. Par exemple, vous gardez une qualité élevée sur les soirées maintenues, vous lui proposez deux weekends prolongés à deux ailleurs dans l'année, vous renforcez votre vie intime à deux pendant les semaines off. Quatrièmement, vous proposez une réévaluation à six mois ferme. Si dans six mois vos jambes vont mieux, vous remontez peut-être à deux par mois. Si elles vont pas mieux, vous prolongez le rythme bas. Pas de promesse définitive, pas de drame définitif. Cinquièmement, et c'est essentiel, vous lui dites que l'alternative à ce ralentissement c'est l'arrêt complet, parce que vous arrivez en bout de course physique. Là il comprend que ce qu'il a devant lui c'est un cadeau, pas une amputation. Mon mari l'a très bien pris les deux fois. Il a même fini par dire qu'il avait pas vu que je tirais autant. Les hommes voient pas toujours, c'est pas du désintérêt, c'est juste pas leur métabolisme. Bon courage, vous gérez très bien la situation déjà rien qu'en y réfléchissant.
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Bas de contention classe 2 au boulot. Tous les jours. Non négociable. Ça change la vie d'une IBODE et la vie sexuelle qui va avec.
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