Comité de direction trimestriel à Strasbourg deux jours. Discret. Pas envie de croiser personne. Comment vous faites
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Je pose la question vite et sec parce que je suis pressé. Comité de direction de mon groupe trimestriel à Strasbourg les 12 et 13. Je suis directeur d'une filiale, treize personnes autour de la table dont la moitié que je connais bien. Hôtel imposé par la boîte, le Régent Petite France, dîner officiel le mardi soir. Mercredi soir potentiellement libre vers 22h après le dernier point.
Je libertine depuis huit ans, marié, accord de ma femme pour déplacements solo, et j'ai 49 ans. À Paris je fréquente deux clubs où je suis connu sous mon vrai prénom et je gère parfaitement la séparation pro libertin. À Strasbourg je connais personne et c'est exactement ce que je veux préserver.
Le problème. Strasbourg c'est une petite ville. 280 000 habitants. La scène libertine doit faire trois ou quatre lieux pas plus. Et mon comité de direction inclut un collègue alsacien qui vit là-bas et qui pourrait très bien lui-même être du milieu. Si je vais au seul club mixte de la ville mercredi soir et qu'il est là je suis cuit. Si je vais nulle part j'ai gâché ma soirée libre.
Vous, vous gérez comment le libertinage dans une petite ville où vous êtes en CODIR. Vous tentez. Vous évitez. Vous vous déplacez en banlieue. Réponses concrètes attendues, pas de la philosophie.
Answers
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★ Je vais vous donner du concret comme vous le demandez parce que je gère ce type de situation deux à trois fois par an dans des villes équivalentes Strasbourg Rennes Nantes Montpellier et j'ai mis au point un protocole qui marche. Premier point la règle d'or, dans une ville de moins de 400 000 habitants où vous êtes en CODIR ou en représentation, vous ne fréquentez jamais le club libertin principal du centre-ville, c'est statistiquement trop risqué de croiser quelqu'un de votre cercle pro même indirectement par un ami commun. Deuxième point la solution pratique, vous identifiez à l'avance les clubs ou les soirées privées en banlieue dans un rayon de 20 à 40 minutes en voiture ou train, à Strasbourg ça veut dire chercher du côté de Hoenheim ou Schiltigheim ou même Offenburg côté allemand à vingt minutes en train où vous trouverez du libertin badois avec une probabilité quasi nulle de croiser un cadre alsacien francophone. Troisième point la logistique, vous louez une voiture sous votre nom personnel pas sur la note de frais, vous laissez votre badge d'hôtel et votre laptop pro à l'hôtel, vous emportez juste un sac à dos avec change civil, vous y allez en tenue passe-partout pas costume pas chemise blanche, vous rentrez avant 1h du matin pour ne pas attirer l'attention du veilleur de nuit du Régent qui pourrait noter votre arrivée tardive si jamais une enquête interne survient un jour. Quatrième point la couverture, vous prévenez personne pas même votre femme du club que vous comptez fréquenter ce soir-là parce que si elle est interrogée plus tard sur votre emploi du temps elle doit pouvoir dire honnêtement qu'elle ne savait pas en détail. Cinquième point la couverture sociale au CODIR, si on vous demande mercredi soir ce que vous avez fait vous dites que vous avez dîné seul puis travaillé un dossier dans votre chambre, c'est le moins suspect parce que c'est le plus banal pour un directeur de filiale en CODIR. Sixième point ultime, si vous arrivez au club et que vous reconnaissez quelqu'un de votre cercle même de loin, vous faites demi-tour immédiatement sans hésitation. Aucun club libertin ne vaut l'explosion de votre carrière à 49 ans.
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Strasbourg petite ville. Tout le monde finit par savoir. Surtout dans le milieu pro alsacien qui est dense et endogame. Conseil radical, à 49 ans en CODIR vous oubliez le libertinage en déplacement court dans cette région et vous reportez toutes vos sorties à vos passages à Paris ou en grande métropole anonyme. La règle est simple, ratio anonymat-bénéfice doit toujours être largement positif, à Strasbourg il ne l'est pas.
12 ↑
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Offenburg c'est bien.
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