Elle s'est mise à hyperventiler dans la salle commune, je connaissais personne, le DJ baissait pas la musique — premier club
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Les bras qui tremblent, la respiration courte, les larmes, les jambes qui tiennent plus. On était assis sur un canapé en velours rouge depuis vingt minutes, à observer, juste à observer, et d'un coup c'est monté. Premier club pour nous deux.
Couple 31 et 33 ans, mariés depuis quatre ans, deux enfants en bas âge gardés chez ses parents ce week-end. On a parlé du libertinage pendant un an avant de franchir le pas. Première fois physique en club. On avait choisi un club réputé sérieux, on s'était habillés, on avait bu un verre tranquille au bar, tout allait bien. Puis on est passés dans la salle commune et là.
Ce qui m'a fait gérer mal. Je connaissais personne. Le DJ a pas baissé la musique évidemment, c'est pas une crise de panique qui change le set. Les gens autour ont vu, certains se sont éloignés poliment, d'autres ont continué leur affaire. Aucun salarié du club visible dans la salle à ce moment. Je l'ai prise sous les bras, on a marché vers le couloir, elle voulait pas parler, elle voulait juste sortir. On est sortis dans la rue à 23h40 sans avoir récupéré nos manteaux au vestiaire.
Dans la voiture sur le parking elle a pleuré quarante minutes. Elle dit que c'est pas le libertinage qui l'a déclenchée, c'est l'accumulation : nouveau lieu, musique forte, pas de repère, sentiment d'être observée. Elle veut réessayer mais autrement. Moi j'ai peur qu'elle se force.
Vous avez vécu ce démarrage raté. Vous êtes retournés où, et avec quel format différent. Et est-ce qu'il faut consulter un psy avant la prochaine tentative ou c'est juste l'effet "premier club".
Answers
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★ Infirmière en service de psychiatrie et libertine depuis six ans. Plusieurs choses à séparer dans votre histoire, parce qu'elles ont des réponses différentes. Premièrement la crise de panique en elle-même. Ce n'est pas une crise grave médicalement, c'est extrêmement désagréable mais ça passe en quinze à trente minutes sans séquelle physique. Le fait qu'elle ait pu identifier les déclencheurs (nouveau lieu, musique, sentiment d'être observée) dans la voiture, en pleurant, est un excellent signe clinique. Ça veut dire qu'elle a une bonne lecture d'elle-même. Deuxièmement, est-ce qu'il faut consulter. Si c'est la première crise de sa vie et qu'elle se relie clairement à un contexte exceptionnel, non, pas d'urgence. Si elle a déjà eu d'autres crises ou des prémices (essoufflement inexpliqué, sensation d'étouffement) dans sa vie courante, oui, deux ou trois séances avec un psy formé aux TCC type thérapie cognitivo-comportementale, ça suffit largement. Pas besoin de chantier long. Troisièmement, le format à choisir pour la prochaine fois. Surtout pas un autre club. Vous avez besoin d'un cadre maîtrisable. Solution A, une rencontre 2+1 ou 2+2 dans un café tranquille en journée, une heure, sans engagement physique, juste se voir. Solution B, une soirée chez vous avec un seul couple qu'elle aura déjà rencontré en café avant. Solution C si vous voulez rester sur un lieu dédié, un hôtel libertin pas un club, format restaurant puis chambre, beaucoup plus calme. Vous reviendrez en club dans six mois ou un an, ou jamais, peu importe. La construction se fait sur des cadres ajustés, pas en forçant le club. Bravo de votre côté pour la gestion sur le moment, vous l'avez sortie vite et bien.
60 ↑
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Pas d'accord avec ceux qui disent "pas de psy". Une crise de panique en public dans un contexte chargé symboliquement comme un club libertin, ça mérite trois séances minimum chez un psy formé. Pas pour soigner une maladie, pour décortiquer le déclencheur réel. Si c'est juste le bruit et le lieu OK. Si c'est un sentiment d'être traversée par le regard d'autres hommes que son mari après quatre ans de mariage et deux enfants, c'est un autre sujet et il vaut mieux le voir maintenant.
9 ↑
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Le manteau au vestiaire vous pouvez y retourner le lendemain en journée pas de souci, la plupart des clubs ont un horaire d'ouverture admin l'après-midi. Appelez avant.
8 ↑
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Si une crise comme ça se reproduit en club, le bon réflexe immédiat c'est de la sortir au calme et de l'asseoir, jambes pliées contre la poitrine, et de faire respirer dans un sac en papier (pas plastique) ou dans ses mains en coupe pendant trois minutes. Ça rééquilibre le CO2 et coupe l'hyperventilation. Si la crise dépasse trente minutes ou si elle perd conscience ne serait-ce qu'une seconde, c'est le 15 SAMU, sans hésiter, on précise "crise d'angoisse aiguë chez femme jeune sans antécédent connu, je suis son mari". Le SAMU passe pour ça, ils ne jugent pas le contexte, ils gèrent l'aiguë. Numéro à enregistrer dans le téléphone : 15.
4 ↑
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Couple Bordeaux, libertins depuis quatre ans. On a eu exactement ce démarrage il y a trois ans, club marseillais aussi, et j'ai pleuré 1h20 dans la voiture sur le parking. On a fait pause six mois et on est revenus par un format soft. Une seule rencontre, un couple plus âgé recommandé par une amie commune, un dimanche après-midi chez eux avec un brunch d'abord. Personne d'autre, pas de musique, lumière du jour. C'était la première et la meilleure soirée de toute notre vie libertine, on en parle encore. Le club c'est arrivé deux ans après et c'est passé crème parce qu'on avait construit la base autrement. Foncez pas, votre femme vous donne une excellente lecture du truc.
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