Quatre jours de congrès de cardiologie à Genève, j'ai testé la scène locale le mardi soir, retour mitigé
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Mardi soir, 22h, je sors du dîner officiel du congrès au Beau-Rivage, costume gris, badge encore dans la poche intérieure. Mes collègues remontent à l'hôtel, moi j'ai dit que je voulais marcher un peu sur le quai. Vrai mensonge, j'avais repéré sur un forum suisse un club rive gauche, le Velvet ou un nom équivalent, j'écris flou exprès. Je suis cardiologue hospitalier, 47 ans, ma femme sait que je libertine en déplacement mais on n'en parle pas en détail.
Le club était au sous-sol d'un immeuble haussmannien suisse, entrée 80 francs pour homme seul, ce qui pour la Suisse est normal. Bar, deux salons, espace privatif. Population mixte, beaucoup d'hommes seuls trentenaires-quarantenaires en costume comme moi, manifestement aussi en déplacement professionnel. Genève en novembre c'est la ville des cadres en mission, ça se sent dans les clubs.
J'ai bu un verre de vin blanc au bar, j'ai discuté avec un couple genevois la cinquantaine, lui banquier privé d'après ce qu'il a laissé entendre, elle prof de yoga apparemment. Le courant passait moyennement, elle me regardait plus que son mari me regardait, j'ai senti qu'il y avait un déséquilibre dans leur dynamique que je voulais pas naviguer un mardi soir avant deux jours de congrès. Je suis rentré à l'hôtel à 1h sans rien.
Ma question, vous, quand vous êtes en mission pro 4 jours à Genève spécifiquement, vous testez la scène locale ou vous gardez votre énergie pour le congrès. Et les couples suisses, vous trouvez aussi qu'ils sont plus distants qu'à Paris ou Bruxelles, ou c'est moi qui projette.
Answers
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★ Je fais Genève quatre à six fois par an depuis dix ans pour des missions d'audit, je connais bien la scène libertine locale, et je vais vous donner mon retour structuré parce que votre question dépasse le simple anecdotique. Premièrement sur le timing, mardi soir d'un congrès qui démarre vraiment le mercredi, c'est exactement le créneau le plus complexe parce que vous êtes encore en transition mentale entre Paris et le travail genevois, vous n'êtes pas vraiment disponible. La bonne fenêtre c'est plutôt le jeudi soir quand le congrès est lancé, que vous avez vu vos collègues, que vous savez que personne ne vous attend tôt vendredi matin parce que la dernière journée est plus relâchée. Deuxièmement sur la population des clubs genevois, oui les couples locaux sont nettement plus distants qu'à Paris ou Bruxelles, c'est culturel, c'est protestant, c'est suisse alémanique même si on est en zone francophone, il y a une vraie pudeur du premier contact qui fait que vous pouvez passer une soirée entière au bar sans qu'on vienne vous parler. La parade c'est soit de vous faire introduire par un habitué local, soit de cibler les soirées thématiques annoncées où l'ambiance est plus chargée d'entrée. Troisièmement sur le couple que vous décrivez avec le déséquilibre, vous avez eu raison de vous retirer, ces dynamiques en mission pro sont des pièges, vous n'avez ni le temps ni le repli pour gérer une histoire qui dérape, ramassez-vous tôt et passez votre chemin. Quatrièmement sur la stratégie globale, je vous conseille de prévoir une soirée libertine sur un déplacement de quatre jours, pas plus, et de la caler en milieu de séjour pas le premier soir. Vous tirerez plus de plaisir de votre congrès et de votre soirée séparément que de tenter de combiner les deux dans une fatigue accumulée.
50 ↑
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Genève ouais. Cher. Vide. Passez à Lausanne la prochaine fois.
9 ↑
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Cardiologue à Genève en congrès, 47 ans, badge dans la poche, vous savez que vos collègues peuvent débarquer dans le même club hein. Il y a probablement deux ou trois autres congressistes du même symposium qui ont eu la même idée que vous le même soir. Vous avez vérifié les visages au bar.
7 ↑
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Le couple banquier privé prof de yoga c'est le combo cliché par excellence dans les clubs suisses haut de gamme, on en croise partout, et vous avez raison sur la dynamique, neuf fois sur dix c'est elle qui pousse pour ouvrir et lui qui suit en grinçant des dents en pensant à sa réputation. Le truc à faire c'est de discuter avec elle en présence de lui et de voir s'il s'anime ou s'il se ferme, si la conversation l'ennuie clairement vous passez votre chemin parce que la suite sera un cauchemar de signaux contradictoires. Vous avez bien lu votre soirée.
4 ↑